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Taxe sur les transactions financières : les masques tombent

La semaine dernière, lors des questions d’actualité, les députés du Front de gauche, par la voix de Jean-Jacques Candelier, ont interpellé le gouvernement sur la position qu’il entendait défendre dans le cadre des négociations européennes concernant la nouvelle taxe sur les transactions financières.
Si le Secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, a affirmé qu’il souhaitait la mise en œuvre une taxe large frappant les actions et l’ensemble des produits dérivés, l’option finalement retenue par le gouvernement semble toute autre.
Le Ministre des finances Michel Sapin a reconnu dans la presse qu’il défendra une position a minima lors des discussions qui se tiendront demain à Bruxelles, afin que soient retirés du champ de la taxe les fameux produits dérivés, reconnus pourtant comme les transactions les plus spéculatives.
D’autres pays, comme l’Allemagne, pourtant gouvernés par des conservateurs, souhaitent aller bien plus loin mais la France freine des quatre fers.
Les députés du Front de gauche dénoncent cette énième reculade en matière de régulation financière. Après la séparation de façade des activités bancaires, le gouvernement fait une nouvelle fois preuve de complaisance à l’égard des milieux bancaires et se montre, dans les faits, plus prompt à défendre les intérêts de la finance qu’à réguler efficacement les marchés financiers et juguler la spéculation.
Un récent rapport réalisé par un cabinet a montré que la mise en place d’une taxe sur les transactions financières à partir des propositions formulées par la Commission européenne en février dernier (taxation des actions, obligations et produits dérivés) rapporterait à la France entre 10 et 24 milliards par an, soit davantage que le montant des coupes budgétaires imposées pour 2015.
Les députés du Front de gauche continueront à porter le débat dans les prochaines semaines, en réclamant notamment la réalisation d’une étude indépendante afin d’apprécier le montant des recettes fiscales que générerait la mise en place de la taxe sur les transactions financières dans les conditions définies par la Commission européenne pour la France.
Les député-e-s du Front de gauche

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