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Questions au gouvernement

Commission européenne et parlements nationaux

. le président. La parole est à M. Alain Bocquet.
M. Alain Bocquet. Monsieur le Premier ministre, Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, est venue confirmer le contrôle a priori de nos choix nationaux lors d’une réunion à l’Assemblée nationale, le 15 octobre dernier, en précisant : « La Commission pourra adresser une opinion sur le projet de budget, en amont du vote national. »
Angela Merkel vient de proposer devant le Bundestag de « confier au commissaire européen des affaires économiques un droit de veto sur les budgets des états membres » et même d’autoriser « un véritable droit d’ingérence sur les budgets nationaux ». Où va-t-on ?
M. Pierre Lellouche. Bravo !
M. Julien Aubert. Il a raison ! C’est scandaleux !
M. Alain Bocquet. La représentation nationale de la République Française ne doit en aucun cas perdre sa liberté et son autonomie de décision en matière budgétaire. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et plusieurs bancs du groupe UMP.)
N’acceptons jamais, chers collègues, de devenir les godillots d’une commission non élue, sans aucune légitimité démocratique, entourée des 30 000 agents d’une technocratie tentaculaire et sensible aux pressions quotidiennes de 15 000 lobbyistes de la planète finance, qui gravitent autour d’elle à Bruxelles ! (Mêmes mouvements.)
M. Pierre Lellouche et M. Patrice Verchère. Bocquet, avec nous !
M. Alain Bocquet. La Commission européenne, championne d’une austérité renforcée et d’un soutien inconditionnel aux marchés financiers, ferait bien, quant à elle, d’en finir avec une certaine opacité de gestion, avec des dépenses fastueuses et des gabegies intolérables.
M. Pierre Lellouche. Très bien !
M. Alain Bocquet. Ne pensez-vous pas, monsieur le Premier ministre, que le temps est venu de mettre en place une commission de vigilance et de contrôle de la Commission européenne, composée de parlementaires – qui sont élus, eux – des vingt-sept pays et du Parlement européen, pour plus de transparence, plus de confiance et plus d’espérance dans la construction d’un nouveau projet européen ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et plusieurs bancs du groupe UMP.)

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Alain
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