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Questions au gouvernement

Défense de l’emploi

M. le président. La parole est à M. Jean-Jacques Candelier, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
M. Jean-Jacques Candelier. Monsieur le Premier ministre, vous me faites penser au commandant du Titanic : toujours plus de réformes, toujours plus d’insouciance ! En plein naufrage, le commandant Smith déclara : « Maintenant, c’est chacun pour soi ! ». Aujourd’hui, c’est la consigne donnée à vos ministres en vue du remaniement.
Pacha des millionnaires, Smith voulait constamment augmenter la cadence. Aujourd’hui, on enregistre quatre millions de demandeurs d’emploi et, au rythme de 3 000 chômeurs de plus par jour, j’ai bien peur que la France ne fonce droit sur l’iceberg.
À cause de votre pacte passé avec le patronat, le pouvoir d’achat se réduit comme peau de chagrin pour tous les travailleurs.
M. Patrick Roy. Eh oui !
M. Jean-Jacques Candelier. Plus grave encore, les suicides au travail augmentent. Voilà à quoi conduit ce système capitaliste que vous défendez sans vergogne !
Chez Continental, Caterpillar, Faurecia ou Inoplast, les travailleurs refusent le saccage de leur outil de travail par les actionnaires, mais ils butent sur le mépris et la répression. Les électriciens et les gaziers, en lutte pour défendre le service public, sont menacés de sanctions et les CRS chargent les gardiens de prison.
M. Maxime Gremetz. C’est honteux !
M. Jean-Jacques Candelier. Monsieur le Premier ministre, alors que la terre tremble et se dérobe sous vos pieds, quand allez-vous cesser de maintenir dans une couveuse les rentiers et les spéculateurs ?
Qu’attendez-vous pour interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits, pour garantir les services publics et pour augmenter les salaires, les retraites et les minima sociaux, seuls remèdes pour relancer l’économie ? (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur plusieurs bancs du groupe SRC.)
M. le président. La parole est à M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi.
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État chargé de l’emploi. Monsieur le député, vous avez raison, la situation économique mérite toute notre attention, compte tenu essentiellement des difficultés qu’elle génère pour l’emploi. Elle ne doit toutefois pas susciter caricature ou grandes phrases ronflantes ! Nous devons prendre des mesures concrètes.
Vous avez évoqué certains dossiers industriels. Avec Christine Lagarde, Luc Chatel et toute l’équipe gouvernementale, nous essayons, aux côtés du Premier ministre, de répondre le plus présent possible, et ce souvent en interaction avec les députés.
Première règle : tout plutôt que les licenciements. Nous travaillons conjointement avec les partenaires sociaux pour améliorer l’indemnisation du chômage partiel. Ensuite, et c’est ce qu’a annoncé avant-hier le Président de la République, nous apporterons notre aide aux territoires en difficulté. Je sais que le vôtre est touché. Nous voulons aider les salariés licenciés à rebondir.
M. Patrick Roy. C’est raté !
M. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État. Enfin, nous recensons tous les secteurs nous permettant de gagner de nouveaux emplois : les services à la personne ; le développement durable ; les métiers du commerce ou du machinisme agricole.
Cette situation est difficile et nécessite que nous puissions travailler ensemble. Je pense en particulier à une entreprise que vous suivez de près : Inoplast. Essayons, les uns et les autres, d’œuvrer dans ce sens. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe UMP.)

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Jean-Jacques
Candelier

Député du Nord (16ème circonscription)

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