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Questions au gouvernement

Réforme des retraites et mouvement social

M. le président. La parole est à M. André Gerin, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine.
M. André Gerin. Monsieur le Premier ministre, il faudra bien vous faire une raison/ votre réforme des retraites est majoritairement condamnée par nos concitoyens. (Exclamations sur les bancs du groupe UMP.) Le mécontentement, l’exaspération sont à leur comble. Pour être chaque jour présent à la raffinerie de Feyzin, je puis vous dire que vous n’en avez pas fini avec le mouvement social. (Murmures sur les bancs du groupe UMP.)
Les Français ont compris non seulement que votre projet est injuste, mais qu’il est aussi une escroquerie politique.
M. Jean-Claude Lenoir. Oh !
M. André Gerin. En effet une retraite peut en cacher une autre : la retraite par répartition cache la retraite par capitalisation. (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP.)
M. Lucien Degauchy. C’est tout le contraire !
M. André Gerin. L’article 32 dynamite en effet la retraite par répartition. En modifiant profondément la réglementation de l’épargne-retraite, il ouvre un marché de 40 à 100 milliards d’euros, avec les compliments de Parisot et de l’UIMM. Bingo pour les assureurs et les banques !
Voilà la vérité, avec une intrigue à la clé. En effet un homme peut en cacher un autre. (« Ah ! » sur les bancs du groupe UMP.) Tablant sur une baisse de 8 % des retraites, Guillaume Sarkozy, le frère du Président de la République, veut s’occuper de ce pactole avec le groupe Malakoff-Médéric et la Caisse des dépôts et consignations, dès le 1er janvier 2011. Or la Caisse des dépôts et consignations gère les fonds des retraites par répartition. Le Gouvernement a-t-il décidé de mettre la CDC au service de la capitalisation ?
Voilà une escroquerie...
M. le président. Merci, monsieur Gerin.
La parole est à M. Georges Tron, secrétaire d’État chargé de la fonction publique.
M. Georges Tron, secrétaire d’État chargé de la fonction publique. Monsieur le député (M. Gerin brandit une photographie du Président de la République et de M. Guillaume Sarkozy. - Exclamations sur les bancs des groupes UMP et NC),...
M. le président. Monsieur Gerin, je vous en prie. Veuillez remettre cette photographie aux huissiers.
(M. Gerin refuse de donner la photographie à un huissier.)
M. Georges Tron, secrétaire d’État.... j’ai entendu les mêmes propos en 1993, lorsque le gouvernement d’Édouard Balladur a pris ses responsabilités pour sauver le système des retraites ; en 2003, lorsque François Fillon a conduit, avec Jean-Paul Delevoye, la réforme des retraites ;...
M. le président. Messieurs les huissiers, veuillez prendre cette photographie. (M. André Gerin refuse de remettre la photographie aux huissiers. - Protestations sur les bancs des groupes UMP et NC.)
M. Georges Tron, secrétaire d’État. ...et en 2007-2008, lorsque Xavier Bertrand a mené à son tour une réforme des retraites.
M. le président. Messieurs les huissiers, prenez la photographie ! (M. André Gerin persiste dans son refus. - (Vives protestations sur les bancs des groupes UMP et NC.)
M. Georges Tron, secrétaire d’État. Monsieur le député, si vous accordiez un tant soit peu d’attention à ma réponse,...
M. le président. Je vais suspendre la séance. (M. Gerin brandit toujours la photographie.)
M. le président. Nous passons à la question suivante.

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André
Gerin

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