Jumel Sébastien

Date de naissance :  Né le 20 décembre 1971 à Saint-Adresse (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (6ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires économiques
Profession :  Permanent politique
Suppléant :  M. Laurent Jacques

Activité parlementaire

Souvent imbriquées, les techniques de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale sont toujours plus poussées et sophistiquées, quand les autorités françaises ou européennes restent à la remorque, pour ne pas dire complices dans certains cas. Ainsi, du fait de l’évasion fiscale, des sommes colossales échappent à l’État. Le constat est unanime et les Français attendent des mesures fortes. Ils l’ont dit et répété pendant quatre-vingts jours. Et que décide le Président de la République ? De s’en remettre à un énième rapport d’évaluation ! Pourtant, le sujet est déjà largement documenté, encore aujourd’hui par le rapport d’information de nos collègues. Effarant. Ce n’est pas à la hauteur. Lire la suite.
Lundi, 29 avril 2019
La parole est à M. Sébastien Jumel. M. Sébastien Jumel. À Grand Bourgtheroulde, la première réponse faite par le Président Macron à mon copain, le maire de Valognes, ou à mon camarade, fut la fermeture de la maternité de Bernay. Contraint et forcé par la mobilisation des gilets jaunes, la pression du mouvement social et la désapprobation des Français, le Président de la République conclut le débat en annonçant qu’on ne fermera plus aucune maternité – après en avoir fermé trois lors de la dernière séquence – ni aucune école sans l’accord des maires. Ce Président La Palice ne fait ici que rappeler la loi, qui impose de subordonner toute fermeture d’établissement à l’accord des collectivités compétentes. Lire la suite.
Lundi, 29 avril 2019
Monsieur le Premier ministre, « on va tenter de nous remettre dans le moule » : ce que les communistes dénonçaient au début du grand débat, à Bourgtheroulde, se vérifie à son issue. Vous avez rédigé les questions, balisé les échanges, vous avez brandi l’étendard de la démocratie participative – mieux encore, le Président s’est invité partout, suivi de nuées de caméras. Les éditos ont salué sa performance, comme si nous étions au stade, alors qu’il s’agissait en réalité, pour vous, de remobiliser vos soutiens laissés groggy par la colère des ronds-points. Vous avez ajouté à cela la démocratie numérique pour sortir du moule, à la fin – c’est le miracle des algorithmes – des conclusions dont nous avions annoncé ce qu’elles seraient. Au « château », on est catégorique : il faut moins d’impôt, moins de dépenses publiques et une retouche de la réforme constitutionnelle, empêchée par l’affaire Benalla. Lire la suite.
Mardi, 9 avril 2019
Il y a quelques instants, j’ai demandé au président Chassaigne, dont l’expérience nous est précieuse : qu’ont bien pu faire les ministres présents pour être punis de la sorte ? Je me suis souvenu de l’extrême solitude de Mme la garde des sceaux en pleine affaire Benalla ; les ministres aujourd’hui à ses côtés sur les bancs du Gouvernement doivent également souffrir, tant le débat du jour ne sert pas à grand-chose. Dans son édition du 1er avril, Paris Normandie – un bon journal – nous annonçait que le Président de la République allait venir chez nous pour rencontrer les Normands, sans filtre, sans cour et sans cordon de sécurité, du port de Fécamp jusqu’à celui de Dieppe en passant par Le Havre – où la mer était agitée. Lire la suite.
Mercredi, 3 avril 2019
La convention internationale soumise aujourd’hui à la ratification de notre assemblée est un vecteur de progrès pour un métier qui, avec 24 000 morts par an, est l’un des plus dangereux. Il y a, sur ce sujet, un consensus. Ce texte définit les conditions nécessaires d’une augmentation du niveau de sécurité dans le secteur de la pêche. En encourageant la formation des gens de mer, il fixe des normes sociales dont les pavillons peu exigeants ont la fâcheuse habitude de s’affranchir. Il est ainsi susceptible de réduire un tant soit peu la concurrence déloyale exercée par des États n’ayant pas les mêmes standards environnementaux et sociaux. Lire la suite.
Vendredi, 29 mars 2019
Nous sommes invités aujourd’hui à approuver la ratification de la convention n°184 de l’Organisation internationale du travail en matière de santé et de sécurité au travail dans le secteur agricole, l’un des trois secteurs les plus dangereux pour la santé des travailleurs, avec les industries extractives et la construction. Avant un propos général sur les contradictions de notre pays en matière de sécurité et de santé dans l’agriculture et sur sa passivité libérale, je voudrais faire un passage par le pays de Bray, cette terre d’élevage dans ma circonscription. C’est une manière de planter le décor, de rappeler ce que signifient la rudesse des métiers de la terre, la pénibilité, l’épreuve et l’endurance des corps, les risques et la santé à l’épreuve du travail paysan. Lire la suite.
Vendredi, 29 mars 2019