Jumel Sébastien

Date de naissance :  Né le 20 décembre 1971 à Saint-Adresse (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (6ème )
Commission :  Membre de la commission des affaires économiques
Profession :  Permanent politique
Suppléant :  M. Laurent Jacques

Activité parlementaire

Dans un show bien orchestré, devant une nuée de caméras, le Chef de l’Etat s’apprête à signer à la mi-journée aujourd’hui les ordonnances réformant le code du travail dans la foulée de leur adoption en conseil des ministres. Cette mise en scène intervient au lendemain d’une nouvelle journée d’action et en pleine période de mobilisation contre ce projet qui va considérablement affaiblir les protections des salariés, et ouvrir grand la porte à la précarisation du travail comme cela s’est fait, notamment, en Allemagne et en Grande-Bretagne. Le Parlement bafoué une première fois cet été, pour n’avoir pu examiner et débattre que des têtes de chapitre d’un texte dont la version finale fait 150 pages, est une se-conde fois nié dans son rôle à travers cette scénarisation médiatique de la signature présidentielle. Lire la suite.
Vendredi, 22 septembre 2017
Le chef de l’Etat vient de confier une mission sur la sauvegarde du patrimoine à l’animateur de télévision Stéphane Bern, spécialiste autoproclamé des édifices prestigieux, monarchiste revendiqué - c’est son droit le plus strict - et commentateur régulier de l’actualité des têtes couronnées. Elus de deux territoires Dieppe et Saint-Denis qui possèdent un riche patrimoine architectural, urbain et industriel, où les hommes et les femmes du territoire sont au coeur de la réflexion sur ce patrimoine, nous constatons tous les jours que ce dont souffre principalement le « patrimoine en péril » c’est surtout de l’insuffisance de moyens. Aussi nous nous interrogeons sur le bien-fondé de cette désignation. La personne de Stéphane Bern n’est pas en cause, ses talents d’homme de média non plus. Lire la suite.
Mercredi, 20 septembre 2017
Monsieur le président, madame la garde des sceaux, madame la rapporteure, depuis que je siège ici, pour porter la voix du peuple et celle de mon territoire,… M. Maurice Leroy. Vous n’êtes pas le seul ! M. Sébastien Jumel. …urbain, rural, portuaire et populaire, une phrase du groupe de rap IAM, que j’aime bien, phrase détournée durant la campagne présidentielle, résonne souvent : « on n’est pas nés sous la même étoile ». Dans ces conditions, toutes les propositions visant à faire en sorte que les parlementaires ne détiennent pas de privilèges par rapport au peuple ont emporté notre adhésion. Le problème de ce texte, depuis le début, ce n’est pas ce qu’il contient – cela ne mange pas de pain – mais ce sur quoi il fait l’impasse. M. Marc Le Fur. Eh oui ! M. Pierre Cordier. Très bien ! Lire la suite.
Jeudi, 3 août 2017
Moins d’un an après la bien nommée loi El Khomri, ce débat réveille des réflexes de classe. (Exclamations sur les bancs du groupe REM.) En nous replongeant dans un texte qui copie nos voisins européens, alors qu’on sait que ces solutions libérales ne marchent pas, vous avez décidé de faire le procès du code du travail comme si les salariés et leurs représentants étaient responsables des mauvais sorts que vos politiques libérales leur réservent depuis de trop nombreuses années. Tellement peu sûrs d’emporter l’adhésion de l’opinion publique, tellement peu sûrs de votre propre majorité, tellement méprisants à l’égard du Parlement que la nouvelle procédure envisage de museler encore plus,… M. Christian Hutin. Oui. M. Sébastien Jumel. …vous vous êtes inspirés du passage en force du 49.3 mais en ayant cette fois-ci recours aux ordonnances pour rendre possible, au bout du compte, quels que soient les arguments développés, une chose simple : pouvoir licencier en paix. Lire la suite.
Mardi, 1 août 2017
Monsieur le président, monsieur le Premier ministre, mesdames et messieurs les ministres, chers collègues, voici donc le vent de fraîcheur censé dépoussiérer et moderniser nos vieilles institutions. Voici venue, selon votre lapsus, monsieur le Premier ministre, l’année des 2 000 disettes, du sang et des larmes : un Parlement humilié, une opposition sommée de se mettre au pas face au bulldozer mis en marche, optimisant, au profit de quelques-uns, les institutions d’une Ve République tombée en désuétude : la verticalité du pouvoir s’annonce maximale. Votre intervention, monsieur le Premier ministre, s’est contentée de nous préciser le grand dessein présidentiel. Aucune surprise, donc. Et pas plus de rêve. Les classes populaires et les classes moyennes peuvent déjà mesurer que ce projet n’est pas pour elles, mais pour celles qui les surplombent, les toisent et, quelquefois, les méprisent. Lire la suite.
Mardi, 4 juillet 2017