Peu Stéphane

Date de naissance :  Né le 24 juillet 1962 à Pau (Pyrénées-Atlantiques)
Circonscription :  Seine-Saint-Denis (2ème)
Commission :  Membre de la commission des lois
Profession :  Employé administratif
Suppléant :  M. Farid Aïd

Activité parlementaire

Monsieur le ministre, à l’occasion de ce débat sur l’école dans la société du numérique, je veux vous alerter sur un train que notre pays s’apprête à manquer. Allons-nous continuer longtemps à laisser les savoirs, les élèves et les enseignants à la merci du monopole qu’exercent les GAFAM – Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft – sur l’éducation nationale ? Lire la suite.
Mercredi, 6 février 2019
Face au grand mouvement populaire qui traverse notre pays, le Gouvernement a fait montre d’une indifférence coupable. Il a géré cette crise de la plus mauvaise des manières, en méprisant, en sous-estimant, et même parfois en moquant, ce mouvement et l’ampleur de la colère. Votre attitude n’a fait que renforcer les tensions et aggraver la crise. Depuis quelques années, depuis la mobilisation contre la loi El Khomri et lors des récentes manifestations, la gestion du maintien de l’ordre a été indubitablement fautive. Comment expliquer qu’avec un même cadre législatif, la violence à l’occasion des manifestations ait décru pendant ces trente dernières années ? Comment expliquer que les forces de l’ordre aient su gérer, avec beaucoup moins de blessés, les émeutes urbaines de 2005, pourtant beaucoup plus violentes ? Comment l’expliquer autrement que par une doctrine du maintien de l’ordre qui s’est progressivement éloignée de l’objectif préventif et de sécurisation des manifestations ? Lire la suite.
Mardi, 5 février 2019
La parole est à M. Stéphane Peu, pour le groupe de la Gauche démocrate et républicaine. M. Stéphane Peu. Ce rapport de MM. Cornut-Gentille et Kokouendo, aux travaux préparatoires duquel j’ai participé assidûment, a au moins deux vertus. D’abord, il a su faire l’unanimité au sein de cette assemblée. Ensuite, l’essentiel des membres de cette mission, à commencer par ses deux rapporteurs, étaient extérieurs au département de la Seine-Saint-Denis. La description de la situation n’en est que plus objective. Ce rapport pose à la nation tout entière la question du sort fait à ce département. Bien sûr, il n’a pas surpris les acteurs locaux, élus ou professionnels qui, depuis des années, lancent des SOS et des cris d’alarme, mais qui souvent ne sont pas crus. On les traite de pleureuses, comme le disait Jean-Christophe Lagarde ; leurs appels au secours sont considérés comme des jérémiades. Lire la suite.
Mardi, 5 février 2019
Monsieur le ministre, vous dites que la présente proposition de loi n’est pas un texte de circonstance, de communication. Pourtant, tout montre que c’est bien le cas. On pensait qu’avec l’arrivée du nouveau monde, on allait en finir avec cette très mauvaise habitude qui consiste à faire des lois au gré des événements ou au moindre soubresaut médiatique. Ces lois « de l’instant », élaborées dans l’instant, nous en avons eu quelques-unes dans un passé récent ; elles se sont le plus souvent révélées inutiles. Vous dites que ce n’est pas une « loi gilets jaunes ». Dont acte – mais dans ce cas, pourquoi légiférer dans l’urgence ? Vous répondez qu’il convient de répondre à une situation inédite car, depuis la mi-novembre, on vit des situations de violence dans les manifestations de gilets jaunes. Ce n’est donc pas une loi gilets jaunes, mais il faut tout de même légiférer en urgence pour répondre à la crise… Lire la suite.
Mardi, 29 janvier 2019
Face à la tourmente citoyenne et politique que connaît notre pays, nous pouvions attendre de la part du Président de la République, du Gouvernement et de la majorité qu’ils s’engagent à réformer autrement. Lire la suite.
Mardi, 15 janvier 2019
Madame la ministre du travail, le projet que vous avez présenté ce matin en conseil des ministres est, je le crains, un nouveau rendez-vous raté. Je vous assure pourtant que les députés communistes ont mis toute leur intelligence et leur subtilité à le comprendre. (Rires et exclamations.) Dans son allocution tardive, le Président de la République, après avoir fait acte de contrition, a décrété l’état d’urgence sociale. Au vu des cafouillages et de la cacophonie qui a suivi, il nous a semblé que, devant le mot « social », le Gouvernement s’est trouvé interdit, un peu comme une poule qui découvre un couteau. Vous répétez à l’envi qu’il faut que le travail paie. Or les gilets jaunes se sont soulevés précisément parce que le travail ne paie pas, ou paie de moins en moins. Lire la suite.
Mercredi, 19 décembre 2018