Wulfranc Hubert

Date de naissance :  Né le 17 décembre 1956 à Rouen (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (3ème)
Commission :  Membre de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire
Profession :  Profession rattachée à l’enseignement
Suppléant :  Mme Chloé Argentin

Activité parlementaire

Madame la ministre, croyez-vous vraiment que les élus locaux et les associations n’ont pas eux-mêmes mesuré les limites et les illusions potentielles des emplois aidés ? Et pourtant, ils ont travaillé pendant des années sur un tas de dispositifs relevant des emplois aidés ; et ils ont bien travaillé. Or, pour toute réponse, vous avez pris une décision brutale, qui fait des dégâts non seulement auprès des personnes directement concernées, mais aussi auprès des élus et des associations, qui sont les premiers à devoir aller au charbon quand la lettre du préfet arrive pour dire que les dispositifs ne seront plus financés. Ce sont eux qui se retrouvent avec les personnes sous contrat aidé sur le dos. Je voulais faire cette observation parce que vous indiquiez que la décision avait été prise en fonction de ces limites et de ces illusions potentielles, mais c’est sur le terrain que l’on a vécu tout cela et, sur le terrain, le travail avait été fait pour les cerner. Lire la suite.
Mercredi, 6 mars 2019
Depuis la perte du statut d’établissement public d’EDF en 2004, la Commission européenne fait pression sur la France pour obtenir, dans le cadre du renouvellement des concessions, l’ouverture à la concurrence de nos installations hydroélectriques. En octobre 2015, la Commission, qui avait engagé une première procédure en 2006, a adressé à la France une mise en demeure, mettant en cause les « mesures étatiques qui, en faisant obstacle à l’entrée et à l’expansion de concurrents, ont pour effet de maintenir ou de renforcer la position dominante d’EDF ». Conformément aux orientations idéologiques libérales du chef de l’État, le Gouvernement a lui-même fait de la privatisation de la gestion des barrages hydroélectriques l’une de ses priorités et ouvert une négociation avec Bruxelles au sujet de l’ouverture complète à la concurrence des concessions qui arrivent progressivement à échéance. Ces négociations discrètes font craindre le pire. Lire la suite.
Mercredi, 6 mars 2019
Beaucoup a été dit ce matin sur ce dossier. Vous l’avez compris, votre décision politique sera cruciale et significative. D’un côté, nous avons un territoire français, disons-le, loin des yeux et loin du cœur de la grande majorité de nos concitoyens, c’est une réalité. Un territoire souvent considéré comme oublié, ce qui est vrai, où la population est en proie aux pires difficultés économiques et sociales et pour une partie de laquelle tout projet de création d’emplois peut être une bouffée d’oxygène à court terme – mais à effet nul à terme s’agissant du secteur extractif, comme le montre l’étude du cabinet Deloitte. De l’autre côté, il y a des hommes et des femmes qui vivent au cœur d’un territoire d’une richesse mémorielle, culturelle et patrimoniale parmi les plus denses et les plus remarquables de la planète. En somme, un vivier du vrai vivant. Lire la suite.
Jeudi, 7 février 2019
Monsieur le ministre, l’ISF est une question fiscale, mais c’est d’abord une question sociale. Son rétablissement est à ce titre souhaité par une majorité de Français, y compris par certains des vôtres, attachés à la question sociale et qui vous quittent à l’heure actuelle. Vous avez lâché au total 3,5 milliards, sachant que le patrimoine de ceux qui étaient redevables pouvait dépasser le milliard. Fallait-il cette manne, style «argent de poche», pour obliger ces Français à ne pas quitter notre pays et à y investir ? Le groupe GDR proposera de revenir sur ce débat dans le cadre de sa niche parlementaire. Pour l’heure, vous tentez d’apaiser la colère en promettant une évaluation de la suppression de l’ISF. Lire la suite.
Mercredi, 6 février 2019
Le mouvement populaire qui s’est levé face à la politique du Président mise en œuvre par votre majorité, monsieur le Premier ministre, semble se solder, curieusement, par un timide retour de confiance de l’opinion en votre faveur. Les députés communistes souhaitent donner leur interprétation de ce paradoxe. Vous gérez cette crise avec une extrême dureté, cadenassant la consultation des Français par l’éviction de la Commission nationale du débat public – CNDP – pour qu’aucune des revendications sociales ne soit prise en compte. (« Oh ! » sur les bancs du groupe LaREM.) Les quelques mesures prises sont financées par le budget national, sans que les profits du capital et des plus riches ne soient touchés. Lire la suite.
Mardi, 29 janvier 2019
On ne parle pas, on n’agit pas, en matière de biodiversité, dans les mêmes conditions selon que les inégalités sont prononcées – comme c’est aujourd’hui le cas – ou selon que la situation est caractérisée par l’équité et le développement. C’est valable à l’échelle mondiale comme pour la France métropolitaine et d’outre-mer. Cette entrée en matière peut être également liée à la séquence anthropocène selon laquelle l’homme pèse sur la biodiversité depuis la révolution industrielle, mais cette explication est tronquée car c’est bien le système de production et d’échange libéral qui mène au péril à la fois une grande partie des populations comme une centaine d’espèces de la flore et de la faune à l’échelle mondiale. Or c’est dans ce cadre libéral que vous situez votre action et que nous examinons le présent projet de gestion et de reconquête de la biodiversité. Néanmoins, puisque nous sommes pragmatiques, nous allons contribuer à la discussion. Lire la suite.
Mercredi, 23 janvier 2019