Madame la ministre de la santé et des solidarités, à l’invitation de mes collègues Gabriel Serville, Manuéla Kéclard-Mondésir et Jean-Philippe Nilor, le Tour de France des parlementaires communistes des hôpitaux et des EHPAD – établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes – a fait escale en Guyane et en Martinique. J’ai le sentiment qu’on ne risque pas de se croiser dans les services ! Lire la suite.
Mercredi, 22 mai 2019
Monsieur le ministre de l’économie et des finances, je veux vous parler d’un groupe qui, entre 2013 et 2018, a réalisé 2,7 milliards de bénéfices, a obtenu 522 millions d’argent public au titre du CICE – crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi – et, dans le même temps, a supprimé 10 000 emplois. Ce groupe vient d’annoncer la mise en vente de vingt et un supermarchés et d’un hypermarché, celui de Villetaneuse. C’est sans discussion, ni avec les collectivités concernées, ni avec les personnels, ni avec les syndicats, qu’il va jeter des milliers de familles dans la précarité. Ce groupe, c’est Auchan, propriété de la famille Mulliez, ces premiers de cordée dont la fortune personnelle atteint un Himalaya de 38 milliards d’euros. Lire la suite.
Mardi, 21 mai 2019
Monsieur le ministre de l’économie et des finances, les 268 salariés d’Ascoval ont reçu une nouvelle gifle hier, en découvrant que le groupe British Steel se trouvait en difficulté financière. Un vrai choc, alors que c’est aujourd’hui même qu’intervient la reprise de l’aciérie. Cela fait plus de cinq ans que cela dure : cinq ans d’angoisse, de colère, de combat pour les salariés et leur famille. Ce sont eux qu’il faut rassurer une bonne fois pour toutes car ce sont eux qui ont mené une lutte exemplaire pour l’emploi. Sans eux, cette usine serait déjà démantelée. Alors, monsieur le ministre, pouvez-vous garantir que cette reprise aura bien lieu, que British Steel tiendra ses engagements, tout comme l’État ? Mais un autre problème se pose. L’État et les collectivités vont mettre 47 millions d’euros d’argent public sur la table, et l’industriel en mettra autant. Mais que font les banques ? Où sont-elles ? Lire la suite.
Mercredi, 15 mai 2019
La fin de mon propos vous expliquera pourquoi le groupe de la Gauche démocratique et républicaine et le les députés communistes voteront contre ce texte. Après le rejet, l’été dernier, de l’amendement gouvernemental au projet de loi ELAN – la loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique – qui prévoyait de créer cette agence par ordonnance, le texte nous revient par la voie d’une proposition de loi sénatoriale – procédé commode pour éviter de fournir une étude d’impact digne de ce nom. L’ambition affichée par le texte est certes de « permettre à l’État d’agir en partenariat avec les territoires afin de les aider à développer leurs projets, en tenant compte de leurs spécificités et de leurs atouts », et le projet est, au fond, de répondre aux importants et urgents besoins d’ingénierie qui se font jour dans les territoires pour faire face à des projets toujours plus complexes et difficiles tant à concevoir qu’à mener à bien. Lire la suite.
Mercredi, 15 mai 2019
Les députés communistes ont un lien singulier, politique, historique, j’allais dire philosophique, avec le statut de la fonction publique dont vous voulez tourner la page. C’est effectivement Maurice Thorez, en sa qualité de ministre du général de Gaulle chargé de la fonction publique, qui a posé, en 1946, les grands principes qui ont permis d’élaborer le statut moderne de la fonction publique avec deux décisions essentielles : la distinction entre le grade et l’emploi, c’est à dire entre l’humain et le poste qu’il occupe, et la gestion des personnels au sein d’organismes paritaires auxquels participent les fonctionnaires eux-mêmes. Oui, la promulgation de ce qu’on appelle communément le «statut de 46» est d’abord une avancée démocratique fondamentale, puisque, pour reprendre les mots de Maurice Thorez lui-même, il a permis l’avènement du fonctionnaire-citoyen, le fonctionnaire cessant de n’être qu’un rouage impersonnel de la machine administrative. Lire la suite.
Mardi, 14 mai 2019
La fonction publique, c’est l’outil d’une République sociale. C’est notre instrument commun pour relever les défis du quotidien et ceux de l’avenir. C’est notre instrument commun pour faire entrer dans la vie la devise de la République et œuvrer à l’égalité des droits. C’est l’instrument de la puissance publique. La fonction publique, ce sont ces médecins, ces infirmières, ces aides-soignantes, ces policiers, ces travailleurs sociaux, ces conseillers techniques sportifs, ces professeurs des écoles, ces ripeurs et tous ces agents territoriaux, qui, dans leur diversité, sont chaque jour au service de l’intérêt général. C’est pour cette raison qu’il existe un statut de la fonction publique, pour créer les meilleures conditions à même de garantir l’impartialité, l’incorruptibilité et l’efficacité de la fonction publique. Car nous avons besoin d’une fonction publique en mouvement, qui s’adapte, qui s’inscrit dans la continuité et qui ne se détourne pas de l’intérêt général. Lire la suite.
Mardi, 14 mai 2019