Chassaigne André

Date de naissance :  Né le 2 juillet 1950 à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme)
Fonction :  Président
Circonscription :  Puy-de-Dôme (5ème)
Commission :  Membre de la commission de la défense nationale et des forces armées
Profession :  Retraité de l’éducation nationale
Suppléant :  M. Eric Dubourgnoux

Activité parlementaire

Hier soir devant le Sénat, le Gouvernement a assumé pleinement son orientation politique fondamentale : « les riches doivent devenir très riches, et les pauvres très pauvres » selon la célèbre formule. En réitérant son usage du vote bloqué sur la proposition de loi visant à assurer la revalorisation des retraites agricoles, cet énième coup de force contre la représentation nationale, prête dans son immense majorité à valider ce geste de solidarité envers les retraités les plus pauvres de notre pays, est le symbole d’un pouvoir entièrement mobiliser au service des grandes fortunes et du monde de la finance. Les deux ministres présents n’ont ainsi apporté aucun argument sérieux pour s’opposer à l’adoption de ce texte largement soutenu par les sénateurs, comme il l’avait été à l’unanimité un an plus tôt par l’Assemblée nationale. Des dizaines de milliers de retraités agricoles vont donc continuer de vivre sous le seuil de pauvreté dans l’indifférence et le mépris du pouvoir. Lire la suite.
Jeudi, 17 mai 2018
Madame la garde des sceaux, votre projet de réforme constitutionnelle relève de la pure provocation antidémocratique. Outre la baisse du nombre de parlementaires, les mesures prévues, comme la confiscation de l’ordre du jour par le Gouvernement, la réduction du temps d’examen des projets de loi de finances, ou encore la restriction du droit d’amendement parlementaire, sont destinées à neutraliser la capacité d’action du Parlement, à le réduire au silence législatif ; déjà encadré, affaibli, meurtri par notre république monarchique, le Parlement-législateur serait condamné par cette réforme à l’impuissance législative. Lire la suite.
Mercredi, 9 mai 2018
Madame la présidente, madame la présidente de la commission des affaires sociales, mes chers collègues, cela fait des années que les personnes en situation de handicap et les associations qui défendent leurs droits réclament que l’allocation aux adultes handicapés devienne réellement une allocation d’autonomie, et que soit mis fin, pour ce faire, à la prise en compte des revenus de la conjointe ou du conjoint dans son versement. Ce mode de calcul injuste prive de ressources propres des dizaines de milliers de bénéficiaires de l’AAH, pour la seule raison qu’ils vivent avec la personne qu’ils aiment. Je rappelle les chiffres. Si le conjoint ou la conjointe gagne 1 126 euros par mois, l’allocation de 810 euros diminue progressivement ; s’il gagne 2 200 euros, le versement de l’AAH est totalement supprimé et l’allocataire n’a plus aucune ressource propre. L’allocation d’autonomie porte décidément mal son nom. Lire la suite.
Mardi, 3 avril 2018
Monsieur le Premier ministre, chers collègues, une nouvelle fois, le terrorisme aveugle vient de frapper des innocents. Cet acte lâche, barbare, nous le condamnons avec la plus grande vigueur. Nous pensons aux victimes, à leurs proches et nous saluons solennellement le dévouement et le courage exemplaires du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame. La force de son choix conscient, si admirable, va bien au-delà d’un simple acte héroïque personnel. Il est la marque d’une culture forte qui est celle de notre gendarmerie nationale. (Applaudissements sur tous les bancs.) Nous souhaitons ici lui rendre hommage et insister sur l’impérieuse nécessité aujourd’hui de poursuivre son élan de fraternité et de solidarité. C’est à cet élan qu’il faut donner force et durée contre la division, ce poison que des voix irresponsables ont malheureusement répandu dès les premiers instants de cette tragédie. (Applaudissements sur les bancs des groupes GDR, FI, NG, LaREM, MODEM et UDI-Agir.) Lire la suite.
Mardi, 27 mars 2018
Monsieur le président, madame la ministre, madame la secrétaire d’État, monsieur le président et rapporteur de la commission de la défense, mes chers collègues, durant trois jours de débats intenses menés au pas de course, nous avons défendu une ligne alternative sur plusieurs sujets que je me dois de remettre en exergue. Tout d’abord, nous nous opposons fermement à l’obsession des 2 % du PIB dédiés au budget de la défense. Ce chiffre ne repose ni sur une approche scientifique ni sur une étude des besoins du terrain – c’est ce que nous avons tenté en vain de montrer pour l’évacuer du texte. Au lieu de cet objectif abstrait, nous avons proposé de mener une réflexion – un audit, avons-nous dit – en collaboration avec tous les soldats, qu’ils soient dans les casernes ou en opération extérieure, et bien évidemment avec les états-majors pour déterminer les véritables besoins des militaires. Peut-être ces besoins représentent-ils 2 % du PIB, peut-être plus, peut-être moins… Lire la suite.
Mardi, 27 mars 2018
Madame la ministre, madame la secrétaire d’État, monsieur le président de la commission de la défense, madame, messieurs les rapporteurs pour avis, chers collègues, la loi de programmation militaire pour les années 2019 à 2025 intervient dans un contexte de montée des tensions internationales mises en exergue depuis le Livre blanc de la défense de 2013 et la revue stratégique de 2017. Ces tensions se concentrent de plus en plus au Moyen-Orient, et particulièrement sur le territoire syrien, où l’on voit l’Iran faire face à Israël. De leur côté, les Émirats arabes unis et l’Arabie Saoudite attaquent le Yémen, donnant naissance, avec des armes françaises, à la pire crise humanitaire actuelle. Les jeux d’alliance évoluent au gré des événements, avec les faiseurs de roi que sont la Turquie, la Russie et les États-Unis. Lire la suite.
Mardi, 20 mars 2018