Lecoq Jean-Paul

N'est plus député depuis le 19 juin 2012.

Date de naissance :  Né le 13 octobre 1958 à Le Havre (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (6ème)
Commission :  Secrétaire de la commission des affaires étrangères
Profession :  Fonctionnaire de catégorie B
Suppléant :  Mme Marie-Odile Lecourtois

Activité parlementaire

Ainsi donc, le groupe La République en marche a proposé que nous parlions de l’Europe dans cet hémicycle le jour même de la publication de la lettre aux Européens d’Emmanuel Macron. N’y a-t-il pas là une opération d’enfumage magnifiquement orchestrée ? Les Français ne s’y trompent plus, et sont lassés d’entendre ce donneur de leçons expliquer sans relâche à tout le monde ce qu’il convient de faire et ce qu’il convient de penser. Nous imaginions que la légendaire arrogance macronienne s’arrêtait aux frontières de notre pays et que les peuples d’Europe avaient la chance d’y échapper, mais, avec cette lettre, elle n’a plus de limites ! Voilà qu’il donne des leçons à l’Europe entière, voire monde entier. Et ces leçons sont insupportables, car, s’il place la liberté, la protection et le progrès au cœur du projet de la République en marche, il fait l’inverse en France et il voudrait que nous croyions que, avec cela, tout ira pour le mieux en Europe. Lire la suite.
Mardi, 5 mars 2019
Les débats sur la politique commerciale de l’Union européenne se suivent et se ressemblent tristement. Il faut regarder les choses en face : le paysage politique européen est chaotique et se radicalise, de l’extrême droite qui prospère sur le mensonge et la haine, aux néolibéraux qui prospèrent sur d’autres mensonges et d’autres haines. Ouvrez les yeux ! D’où proviennent le désespoir et la colère dans notre pays ? Du sentiment qu’ont les Français qu’on les abandonne, que le monde leur file entre les doigts, que leurs choix politiques sont piétinés, que leurs emplois sont menacés, que leurs salaires ne leur permettront plus de vivre, qu’ils ne verront jamais la retraite, que les plus riches seront toujours plus riches tandis que les plus pauvres s’appauvriront, que leurs enfants vivront dans un monde encore plus pourri que le nôtre et que la planète commencera à brûler bien plus rapidement que ce que les plus pessimistes prédisaient il y a dix ans. Lire la suite.
Lundi, 18 février 2019
Il est important de profiter de l’examen de cette convention pour débattre ensemble de l’évasion fiscale et des remèdes contre ce fléau, qui est bien l’un des pires maux de notre temps pour le développement de nos sociétés. L’évasion fiscale nous prive de ressources fiscales nécessaires et accentue le sentiment d’injustice dans nos États. La course au moins-disant fiscal n’est plus au stade de la petite fuite d’amateurs avares. Elle est devenue une véritable industrie, très lucrative pour les entreprises qui organisent cette fuite des capitaux vers les trous noirs de la finance mondiale et, évidemment, pour tous ceux qui paient leurs services. Lire la suite.
Jeudi, 14 février 2019
Ma question s’adresse à M. le ministre des affaires étrangères. La France, avec sa place au Conseil de sécurité de l’ONU et avec son puissant réseau diplomatique, pourrait contribuer à renforcer la paix et les liens entre les peuples. Mais, au lieu de cela, l’armée française est intervenue la semaine dernière au Tchad pour des raisons parfaitement contestables, réactivant les pires moments de la Françafrique et déchirant l’hypocrite discours de Ouagadougou où Emmanuel Macron en appelait à un tournant des relations franco-africaines. En protégeant le président Idriss Déby, qu’elle a elle-même mis au pouvoir il y a près de trente ans, la France poursuit son travail colonial : point de soutien à l’opposition, point de larmes sur les horribles conditions de vie des Tchadiens ni sur les pénuries alimentaires, ni sur les atrocités du régime, ses violations des droits de l’homme. Pourquoi s’en soucier puisque le président est un ami ? Lire la suite.
Mercredi, 13 février 2019
La proposition de loi dont nous discutons aujourd’hui vise à corriger une erreur intervenue à l’occasion de l’adoption de la loi pour une immigration maîtrisée, un droit d’asile effectif et une intégration réussie. Une telle situation est proprement hallucinante : pour avoir voulu aller bien trop vite, vous avez oublié de réinsérer cette disposition, par ailleurs inique, dans le texte. Cette gigantesque erreur nous permet de mesurer combien la dégradation de la qualité de nos débats a des conséquences concrètes. L’administration de notre assemblée, nous-mêmes et nos collaborateurs : personne n’a remarqué cet oubli. Pourquoi ? Parce que dans le règne de l’urgence, à cause des procédures accélérées, nous n’avons pas le temps : pas le temps de lire, pas le temps de corriger et pas le temps d’amender sereinement, et tout cela jour et nuit ! C’est complètement débile ! Voilà pour la forme. Inadmissible ! Lire la suite.
Mardi, 29 janvier 2019
Nous sommes saisis d’un texte dont la ministre Loiseau annonçait ce matin sur les ondes du service public qu’il allait être voté ; je vais tout de même tenter de faire entendre une autre voix. L’actualité d’hier en outre-Manche nous rattrape, comme le nouvel épisode d’un mauvais vaudeville à rebondissements qui, selon les promoteurs de l’Europe libérale – qui sont en même temps les fossoyeurs des peuples européens –, doit impérativement s’achever par l’un ou l’autre de ces deux épilogues : soit un Brexit dur et punitif, sans accord, pour apprendre à vivre à ceux qui se rebellent ; soit, mieux encore, un abandon du Brexit qui signifierait « votez toujours, cela ne sert à rien ». Bref, il s’agit de tout faire pour que ne soit pas respecté un vote démocratique exprimé au sein de l’Union, et pour expliquer que les référendums sont inutiles – par les temps qui courent, c’est risqué ; on connaît la chanson : remember 2005 ! Lire la suite.
Mercredi, 16 janvier 2019