Lecoq Jean-Paul

N'est plus député depuis le 19 juin 2012.

Date de naissance :  Né le 13 octobre 1958 à Le Havre (Seine-Maritime)
Circonscription :  Seine-Maritime (6ème)
Commission :  Secrétaire de la commission des affaires étrangères
Profession :  Fonctionnaire de catégorie B
Suppléant :  Mme Marie-Odile Lecourtois

Activité parlementaire

Monsieur le Premier ministre, depuis 2015 la coalition militaire emmenée par l’Arabie saoudite pour écraser la rébellion yéménite a créé ce que l’ONU a appelé la pire crise humanitaire du monde. Plus de 60 000 personnes ont été tuées et plus de 16 millions de Yéménites sont menacés de famine. Un enfant y meurt toutes les cinq minutes. Mais la France, au nom de sa diplomatie du porte-monnaie, continue à vendre des armes à l’Arabie saoudite en toute opacité. Pour preuve, au Havre est attendu le cargo Bari Yanbou, appartenant à la compagnie nationale saoudienne, pour embarquer des pièces d’artillerie de fabrication française à destination du port saoudien de Djeddah. Or une note « confidentiel défense » de la direction du renseignement militaire, dévoilée le 15 avril dernier, indique que les canons CAESAR placés à la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen, bombardent des zones habitées par près d’un demi-million de civils. Lire la suite.
Mardi, 7 mai 2019
Dans notre monde devenu interconnecté à l’extrême, le déploiement du cinquième standard de télécommunication mobile focalise l’attention d’un très grand nombre d’acteurs internationaux, tant les enjeux financiers, économiques, sociaux et écologiques sont colossaux. Si cette future technologie ne risque pas de bouleverser notre manière d’utiliser nos téléphones portables, même si elle nous fera gagner quelques secondes lors du téléchargement de fichiers volumineux en données, elle va changer en profondeur la manière dont les industries vont se servir de l’internet mobile. La 5G permettrait – parlons à ce stade au conditionnel, puisque la technologie n’est pas encore opérationnelle à 100 % – d’accélérer si fortement les échanges de données que l’usage des voitures autonomes, de la e-santé, de la robotique ou de ce que l’on appelle l’internet des objets explosera. Lire la suite.
Mercredi, 10 avril 2019
Depuis vingt semaines, les nombreuses mobilisations sociales et citoyennes qui se succèdent, comme celles qui les ont précédées, sont les expressions d’un peuple, certes pluriel, mais qui se rassemble pour converger vers l’essentiel : le besoin de justice sociale, fiscale et territoriale, ainsi que – c’est mon propos – la volonté de prendre sa destinée en main, refusant de se laisser dicter plus longtemps les choses par ceux qui leur disent : « Votez pour nous, on fera le reste. » Lire la suite.
Mercredi, 3 avril 2019
L’accord relatif à la coopération en matière de défense et au statut des forces entre la France et le Nigéria soulève un double enjeu fondamental : celui des accords de défense en tant que tels et celui de l’usage des forces armées en Afrique. Les accords de défense permettent à notre pays de s’intégrer dans le jeu politico-militaire régional en Afrique et, de ce fait, interrogent les députés communistes sur les véritables intentions de tels accords. L’accord avec le Nigéria, signé le 16 juin 2016, porte sur la coopération en matière de défense et sur le statut des forces. Il a pour objectif de fournir un cadre juridique aux actions conjointes des armées nigériane et française, notamment sur la question du renseignement et de la formation des cadres militaires. Ce type d’accord est similaire à celui signé avec d’autres pays africains dont Paris est très proche, comme les Comores, le Togo, le Sénégal, Djibouti, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Mali. Lire la suite.
Vendredi, 29 mars 2019
Mes chers collègues, je vois que vous êtes heureux de me revoir. Cela me va droit au cœur. Je vous en remercie. Je vais d’abord répondre aux inquiétudes de la rapporteure. Il est vrai que j’avais voté en faveur de ce texte en commission, sur la base des éléments qu’elle nous avait donnés avec talent. À cette occasion, j’avais fait remarquer que le rapport était excellent. Cela étant dit, les parlementaires ont le droit de continuer à se documenter entre la réunion en commission et la présentation du texte dans l’hémicycle. Le passage en commission puis en séance permet de travailler sur les projets de loi, les propositions de loi, les textes à ratifier. Pour rassurer la rapporteure, j’indique d’ailleurs que je ne voterai pas contre ce texte. J’ai exprimé des inquiétudes et je vais continuer à le faire, mais j’ai bien mesuré l’intérêt de ce nouvel accord, que je trouve pertinent. Lire la suite.
Vendredi, 29 mars 2019
Ainsi donc, le groupe La République en marche a proposé que nous parlions de l’Europe dans cet hémicycle le jour même de la publication de la lettre aux Européens d’Emmanuel Macron. N’y a-t-il pas là une opération d’enfumage magnifiquement orchestrée ? Les Français ne s’y trompent plus, et sont lassés d’entendre ce donneur de leçons expliquer sans relâche à tout le monde ce qu’il convient de faire et ce qu’il convient de penser. Nous imaginions que la légendaire arrogance macronienne s’arrêtait aux frontières de notre pays et que les peuples d’Europe avaient la chance d’y échapper, mais, avec cette lettre, elle n’a plus de limites ! Voilà qu’il donne des leçons à l’Europe entière, voire monde entier. Et ces leçons sont insupportables, car, s’il place la liberté, la protection et le progrès au cœur du projet de la République en marche, il fait l’inverse en France et il voudrait que nous croyions que, avec cela, tout ira pour le mieux en Europe. Lire la suite.
Mardi, 5 mars 2019