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Questions au gouvernement

Mort de S.Paty : « La nation doit être unie au service de la paix »

Vendredi a été commis un acte d’une barbarie inouïe : M. Samuel Paty a été décapité parce que l’enseignement qu’il dispensait dans l’école de la République ne convenait pas à quelques parents d’élèves et à un minable prédicateur – leurs dénonciations sont parvenues jusqu’à un individu qui, au nom d’une idéologie islamiste, a commis l’impensable. Nous voulons dire à la famille de M. Samuel Paty, à ses élèves et à tout le monde enseignant notre tristesse et notre entière solidarité dans l’épreuve, mais aussi notre colère.

Les valeurs que Samuel Paty transmettait à ses élèves nous obligent à la dignité. Pour cela, notre nation doit être unie – unie au service de la paix et non de la haine ou de la vengeance aveugle ; unie sans instrumentalisation politique, mais avec lucidité. Ces valeurs nous obligent à défendre la laïcité avec la plus grande ferveur et, au nom de ce principe avec lequel nous ne pouvons transiger, nous nous devons de respecter l’exercice de tous les cultes, dès lors qu’ils se conforment aux lois de la République.

La mort de Samuel Paty nous oblige aussi après de tous les enseignants qui doivent pouvoir accomplir sans peur, mais avec les moyens nécessaires, la mission fondamentale que la nation leur a confiée : offrir à nos enfants l’émancipation par le savoir. Nous ne devons jamais accepter la moindre défaillance à cet égard, parce que partout où la République recule, l’obscurantisme progresse.

Cette mort nous oblige enfin à endiguer l’emprise de l’islamisme politique, à éradiquer ce terrorisme abject, dans le respect des règles de l’État, mais sans concessions. Le pire serait de tomber dans le piège de la division, d’affaiblir cette belle mission qu’est l’enseignement, mais aussi de laisser croire que nos concitoyens de confession musulmane s’accommodent du terrorisme islamiste. Si tel était le cas, celui qui a ôté Samuel Paty à sa famille et à notre pays aurait gagné.

M. Jean Castex, Premier ministre. Permettez-moi de vous féliciter pour vos propos,…car je crois qu’ils sont tout simplement à la hauteur des circonstances que nous vivons. Je sais bien qu’il est toujours simple de polémiquer.

On polémique sans cesse : à propos de la crise sanitaire, à propos de la crise économique et à propos de la crise sécuritaire. Que cherche-t-on ?

À améliorer la situation de nos concitoyens ? À trouver les réponses les plus adaptées ? Ou à verser dans un électoralisme inadapté aux circonstances ?

Notre majorité, elle, cherche à agir – et elle le fait. Je suis d’ailleurs certain, à vous écouter, que tous, sur ces bancs, vous voterez en faveur du projet de loi de lutte contre les séparatismes que nous vous soumettrons dans quelques semaines, en même temps que vous vous efforcerez de l’améliorer.

Vous avez raison, cher président Chassaigne : il est des moments où une nation doit se réunir. L’atteinte portée à son personnel enseignant en la personne du professeur Paty est une attaque contre la France, et la France tout entière doit se lever pour dire non. Le Gouvernement et l’État sont à la manœuvre pour mener ce combat contre l’islamisme radical.

Ce combat, nous le gagnerons !

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