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Explications de vote et scrutins

Mise en place d’un revenu étudiant

La position du groupe de la Gauche démocrate et républicaine sur la proposition de résolution soutenue par Mme Marie-George n’étant un secret pour personne, j’utiliserai ces deux minutes d’explication de vote comme une tribune pour tenter de convaincre les collègues encore indécis de voter ce texte.

Tout nous pousse à instaurer un revenu étudiant afin de reconnaître le travail des étudiants de notre pays et la valeur qu’ils produisent. Oui, cher collègue Dumont, vous avez bien entendu ! Peut-être découvrirez-vous aujourd’hui que le travail est loin de se définir par le seul fait d’avoir un patron ou des salariés.

Ce n’est même pas la définition de l’emploi, et surtout pas celle du travail. Celui-ci peut même avoir une valeur qui n’est pas marchande.

Notre proposition de résolution expose un dispositif extrêmement sérieux pour mettre fin à la précarité étudiante. Elle constitue également une promesse d’émancipation pour tous et toutes. Des syndicats étudiants qui se battent depuis de nombreuses années pour une allocation d’autonomie ou pour un revenu étudiant sont favorables à la reconnaissance des étudiants comme jeunes travailleurs ou jeunes travailleuses intellectuels. L’obtention d’un tel statut passe par l’attribution d’une allocation ou d’un revenu.

Comment encore accepter aujourd’hui, à la sortie de la crise du covid-19, l’état de précarité des étudiantes et des étudiants de notre pays ? Comment accepter que, chaque année, 90 000 d’entre eux abandonnent leurs études pour des raisons financières ? C’est absolument insupportable. La mesure que nous vous proposons est d’autant plus utile que la précarité étudiante ne cesse de croître depuis plusieurs années.

À l’issue de la dernière guerre, si le plan Langevin-Wallon ne s’est pas appliqué, l’allongement de la durée de vie a conduit à reconnaître que les travailleurs âgés entraient, en quelque sorte, dans un nouvel âge, et qu’ils devaient être couverts par un statut de retraité. Nous proposons aujourd’hui un statut étudiant. La période que nous venons de vivre devrait vous convaincre de le créer. (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR.– M. Aurélien Taché applaudit également.)

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Elsa
Faucillon

Députée des Hauts-de-Seine (1ère circonscription)

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